Le bout du voyage ….

Et voilà, la session 2016 / 2017 s’achève après 20 semaines ! Une nouvelle expérience pour Varan Caraïbe qui a porté ce projet en partenariat avec les ATELIERS VARAN et GUADELOUPE FORMATION.

Dans les locaux de Guadeloupe Formation à Jarry, 9 films se peaufinent dans la fièvre, que partagent formateurs et nouveaux réalisateurs. C’est la projection publique des films, présentés au Mémorial Acte devant une salle comble, qui va sceller l’expérience et donner tout son sens à l’aventure …

© Photos Cédric Jouan

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Film makers

Apprivoiser les outils … Dans les premières semaines du stage on apprend à travers des cours techniques et de nombreux exercices, à maîtriser la prise de son et la prise de vue, puisque chacun devra assurer successivement les deux postes : réaliser à la caméra et prendre le son sur les autres tournages. À Varan, on ne forme pas des cadreurs ou des preneurs de son, mais les apprentis cinéastes y sont mis en position de « Film makers » expérimentant physiquement derrière la caméra les paramètres essentiels de la réalisation : la relation à construire avec ses personnages, le point de vue, le découpage, la construction du récit … Et, bientôt, le plaisir de filmer et de composer la bande sonore.

Ainsi chaque stagiaire aura la chance de participer activement,  outre à son propre tournage, à ceux de ses collègues, démultipliant l’expérience. Un peu de technique donc, mais ce n’est pas l’essentiel, il s’agit encore et avant tout d’aiguiser son regard, de s’en faire une alliée, un instrument d’expression et pour certains, de dépasser ses craintes ou de se remettre en question.

Inspirations


La deuxième semaine a passé tellement vite!

Elle s’achève demain déjà, l’ambiance est au travail et à la réflexion … Nous l’avons nourri de bien des regards tutélaires, croisé des chemins, fait des incursions dans les écritures et les univers si divers du cinéma documentaire : nous avons ainsi fait un bout de route avec Jean Rouch, Chris Marker, Jean Eustache, DzigaVertov, Alain Cavalier, Vincent Monikkendam, Maurice Pialat, Doisneau, Nan Goldin, bientôt rejoints par R W Fassbinder, J V D Keuken, Chantal Akerman, Bill Viola, Pelechian … Regardons, regardons, il en restera toujours quelque chose …Le troisième exercice monté s’appelle « Photo roman », un essai de récit en images fixes, à partir de photos de repérages, annonciateur des futurs projets qui se dessinent. Nous le visionnerons demain vendredi. En guise d’amuse bouche, voici l’interprétation de Dominique Duport d’un exercice de pur montage : des images de train, une banque sonore, un voyage.

Première semaine du stage réalisation/montage 2012 !

Et bien voilà, nous y sommes! Le travail a commencé tout de suite dans la médiathèque Paul Mado de Baie Mahault, un très beau lieu, tout neuf, face à la mer. Une semaine riche de rencontres avec un groupe enthousiaste et chaleureux. Comme toujours à Varan, après un petit déjeuner d’accueil, les hostilités ont commencé tout de suite avec un premier exercice de tournage « L’échange » et des exercices de montage. Premières images donc, déjà beaucoup de choses à dire et à découvrir : il s’agit pour nous tous d’accorder nos regards, d’apprendre à voir, de repérer ce qui nous touche dans les images, ce qui fait sens et émotion. Et déjà, ce qui frappe, c’est que la Guadeloupe est là. Le pays s’incarne, éclate en couleurs et en sons, et déjà, nous parle.  Et les gens d’ici, nos personnages, se prêtent au jeu avec gentillesse et générosité.

Le deuxième exercice s’appelle « processus de travail », il est monté. Pour Gloriah, Ludovic et Joyce, l’exercice a pris la forme d’une dédicace. Enjoy!

Cet exercice monté, c’est  l’occasion d’expérimenter l’aventure du montage, qui se vit à deux. Là encore tout est question de regard, le monteur est le spectateur privilégié avec lequel redécouvrir ses rushes, avec lequel mieux comprendre ce qu’ils renferment. Une expérience déjà très riche dont nous avons pu discuter. Et puis il y a eu des projections de films, des discussions sur le thème et les projets. Notre thème, « tourments d’amour », a d’abord plongé certains dans une certaine perplexité, mais la proposition ne laisse pas indifférent, et les projets s’annoncent très riches.

Le thème de la session 2012 !

Pour cette nouvelle session de formation,  le champ que nous allons explorer ensemble s’intitule :

« TOURMENTS D’AMOUR »

C’est bien sûr un clin d’œil, en référence à une pâtisserie qu’on dit d’origine Saintoise et qui nous ancre résolument dans le territoire guadeloupéen, c’est pour nos futurs spectateurs une invite gourmande et intrigante qui pourrait se révéler moins « sucrée » qu’on ne croit… Lire la suite

DEMANDEZ LE PROGRAMME !!

Ouverture du stage pour tous les stagiaires le 16 juillet 2012 à 8h 30 à la médiathèque de Baie Mahault.

Programme :

STAGE DE REALISATION (16 JUILLET/1ER SEPTEMBRE)
Objectif : se confronter aux fondamentaux de la réalisation d’un film documentaire. Après une brève période d’initiation technique, d’analyse d’œuvres de référence, de repérages et d’écriture, chacun passe à l’acte en tournant un court-métrage sur un thème imposé. Ce stage couplé à celui de « Pratique du montage documentaire » permet également d’appréhender la relation essentielle réalisateur/monteur.

Première période ( 2 semaines) : Exercices pratiques, analyse filmique, repérages. Lire la suite

LE « Blog documentaire » parle de nous :

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23 décembre 2011

GUADELOUPE / LES ATELIERS VARAN INVESTISSENT DANS LE WEB DOC !

Le Blog documentaire : Qu’est-ce qui a poussé les Ateliers Varan à mettre en place un stage sur le webdocumentaire ? Et pourquoi en Guadeloupe ?


Les Ateliers Varan : Depuis 30 ans, les Ateliers Varan sont présents sur le “front” de la formation au documentaire avec une idée simple inventée par Jean Rouch : apprendre à faire du cinéma par la pratique à de jeunes cinéastes à travers le monde pour qu’ils puissent rendre compte de leurs propres réalités.  Il était donc logique que Varan s’intéresse aux évolutions récentes de l’expression documentaire, aux nouveaux enjeux de sa diffusion et au webdocumentaire en tant qu’il revendique sa filiation à un genre cinématographique que nous défendons ardemment depuis longtemps, et aussi pour les perspectives qu’il ouvre aux jeunes cinéastes du monde entier avec lesquels nous travaillons.

Si Jean Rouch était encore là, nul doute qu’il se serait intéressé au webdocumentaire ! Lire la suite