Film makers

Apprivoiser les outils … Dans les premières semaines du stage on apprend à travers des cours techniques et de nombreux exercices, à maîtriser la prise de son et la prise de vue, puisque chacun devra assurer successivement les deux postes : réaliser à la caméra et prendre le son sur les autres tournages. À Varan, on ne forme pas des cadreurs ou des preneurs de son, mais les apprentis cinéastes y sont mis en position de « Film makers » expérimentant physiquement derrière la caméra les paramètres essentiels de la réalisation : la relation à construire avec ses personnages, le point de vue, le découpage, la construction du récit … Et, bientôt, le plaisir de filmer et de composer la bande sonore.

Ainsi chaque stagiaire aura la chance de participer activement,  outre à son propre tournage, à ceux de ses collègues, démultipliant l’expérience. Un peu de technique donc, mais ce n’est pas l’essentiel, il s’agit encore et avant tout d’aiguiser son regard, de s’en faire une alliée, un instrument d’expression et pour certains, de dépasser ses craintes ou de se remettre en question.

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Première semaine du stage réalisation/montage 2012 !

Et bien voilà, nous y sommes! Le travail a commencé tout de suite dans la médiathèque Paul Mado de Baie Mahault, un très beau lieu, tout neuf, face à la mer. Une semaine riche de rencontres avec un groupe enthousiaste et chaleureux. Comme toujours à Varan, après un petit déjeuner d’accueil, les hostilités ont commencé tout de suite avec un premier exercice de tournage « L’échange » et des exercices de montage. Premières images donc, déjà beaucoup de choses à dire et à découvrir : il s’agit pour nous tous d’accorder nos regards, d’apprendre à voir, de repérer ce qui nous touche dans les images, ce qui fait sens et émotion. Et déjà, ce qui frappe, c’est que la Guadeloupe est là. Le pays s’incarne, éclate en couleurs et en sons, et déjà, nous parle.  Et les gens d’ici, nos personnages, se prêtent au jeu avec gentillesse et générosité.

Le deuxième exercice s’appelle « processus de travail », il est monté. Pour Gloriah, Ludovic et Joyce, l’exercice a pris la forme d’une dédicace. Enjoy!

Cet exercice monté, c’est  l’occasion d’expérimenter l’aventure du montage, qui se vit à deux. Là encore tout est question de regard, le monteur est le spectateur privilégié avec lequel redécouvrir ses rushes, avec lequel mieux comprendre ce qu’ils renferment. Une expérience déjà très riche dont nous avons pu discuter. Et puis il y a eu des projections de films, des discussions sur le thème et les projets. Notre thème, « tourments d’amour », a d’abord plongé certains dans une certaine perplexité, mais la proposition ne laisse pas indifférent, et les projets s’annoncent très riches.

DEMANDEZ LE PROGRAMME !!

Ouverture du stage pour tous les stagiaires le 16 juillet 2012 à 8h 30 à la médiathèque de Baie Mahault.

Programme :

STAGE DE REALISATION (16 JUILLET/1ER SEPTEMBRE)
Objectif : se confronter aux fondamentaux de la réalisation d’un film documentaire. Après une brève période d’initiation technique, d’analyse d’œuvres de référence, de repérages et d’écriture, chacun passe à l’acte en tournant un court-métrage sur un thème imposé. Ce stage couplé à celui de « Pratique du montage documentaire » permet également d’appréhender la relation essentielle réalisateur/monteur.

Première période ( 2 semaines) : Exercices pratiques, analyse filmique, repérages. Lire la suite

LE « Blog documentaire » parle de nous :

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23 décembre 2011

GUADELOUPE / LES ATELIERS VARAN INVESTISSENT DANS LE WEB DOC !

Le Blog documentaire : Qu’est-ce qui a poussé les Ateliers Varan à mettre en place un stage sur le webdocumentaire ? Et pourquoi en Guadeloupe ?


Les Ateliers Varan : Depuis 30 ans, les Ateliers Varan sont présents sur le “front” de la formation au documentaire avec une idée simple inventée par Jean Rouch : apprendre à faire du cinéma par la pratique à de jeunes cinéastes à travers le monde pour qu’ils puissent rendre compte de leurs propres réalités.  Il était donc logique que Varan s’intéresse aux évolutions récentes de l’expression documentaire, aux nouveaux enjeux de sa diffusion et au webdocumentaire en tant qu’il revendique sa filiation à un genre cinématographique que nous défendons ardemment depuis longtemps, et aussi pour les perspectives qu’il ouvre aux jeunes cinéastes du monde entier avec lesquels nous travaillons.

Si Jean Rouch était encore là, nul doute qu’il se serait intéressé au webdocumentaire ! Lire la suite